Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:15

La troupe du mercredi a convenu cette semaine que nous parlerions de la première fois où nous avons rencontré un lecteur(trice) de notre blog.

 

Pas facile pour moi car depuis que j'ai ouvert Ecrits et délices, je n'ai pas fait de nouvelles rencontres In Real Life  liées à mes publications. C'est pas que je ne veux pas hein, c'est que la situation géographique nous met des batons dans les roues. 

Pour raconter une rencontre, il faut déjà que je remonte à mon ancien blog et autant le dire tout de suite, j'ai pas très envie même si c'est à cette époque que j'ai eu le bonheur de rencontrer Monette, Lénia et Farid .

 

La rencontre dont j'ai envie de vous parler, elle remonte un peu avant. A l'époque où je sevissais sur un forum en temps que membre actif et modératrice.

La personne dont j'ai envie de vous parler est l'instigateur de mon premier blog, de ma première rencontre avec des blogueurs, de mon inscription sur facebook et de ma première photo.

 

David Grimbert est un ami. Même si nous nous voyons peu, c'est mon pote.

Je l'ai rencontré sur la toile alors qu'il préparait un séjour à New York, je lui ai donné quelques pistes, il m'a donné l'adresse de son blog.

J'ai suivi son périple, commenté ses notes et à son retour, ayant aussi la musique en commun, nous avons décidé de nous rencontrer lors d'un concert de Blues où il mitraillait les musiciens à coup de pixels et de zoom.

Il était comme je l'imaginais, drôle, un peu déjanté, hyperactif, bourré de talent et amateur de bière.

Depuis ce jour, je suis assidument son travail de photographe et ses voyages. Il lit mes notes et m'encourage à écrire encore. Nous nous voyons parfois autour d'un verre, un diner ou pour partager une expo photo.

 

C'est lui qui m'a décidé à ouvrir mon premier blog, c'est lors de ses meetings improbables que j'ai croisé Monette, Lénia, Farid, Dominique, Christelle et d'autres gens très sympas.

C'est lui qui m'a vanté le fun de Facebook (en 2007), c'est de sa faute si je n'ai plus peur d'un appareil photo, c'est à cause de lui que j'ai ramené plus de 400 photos de New York en 2006.

 

BBridge-David-Grimbert.jpg

Brooklyn bridge by David Grimbert

 

 

C'est aussi lui qui ne me pardonnera sans doute jamais de ne pas l'avoir accompagné en Irlande pour ses 40 ans.

 

Next time David, on sèchera une pinte à Galway, I promise.

 

 

 

David Grimbert Photographies

 


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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:18

 

 

Etre droit dans ses bottes est une expréssion que j'utilise volontiers tant elle définie bien l'intégrité de quelqu'un.

 

J'aime les gens droits dans leurs bottes, même si ils ne sont pas des enfants de choeur peu importe du moment qu'ils assument leurs idées et leurs choix.

 

Je crois pouvoir dire que je fais partie de ces gens là. En tous cas, j'ai toujours tenté de rester droite dans mes bottes et les bottes ça me connait !

 

Quand j'étais adolescente, je lorgnais sur les bottes camarguaises de mon grand frère et dès que j'ai eu l'argent necessaire, je me suis offerte ma première paire de bottes mexicaines.

Elles étaient marron clair avec une tige beige toute brodée. J'avais dépensé une petite fortune pour ces bottes mais je les aimais tant ! Je les portais avec tout, un jean bien entendu mais aussi avec des jupes longues et peu importe la saison.

Tel un cow boy, c'est tout juste si je ne dormais pas avec mes bottes aux pieds !

 

Cette passion ne m'a jamais quitté. Lorsque, des années plus tard mes bottes marrons ont fini par rendre l'âme, je suis allée dans une petite boutique parisienne spécialisée dans la botte américaine. Quand j'ai passé la porte, je suis entrée au Paradis. Des bottes du sol au plafond !

 

Des santiags, des mexicaines, des camarguaises, des sudistes, des motardes, je les voulais toutes ! En serpent, en crocodile, en lézard, en HH à l'épreuve des hydrocarbures, en autruche ou en vache pleine fleur, elles etaient toutes magnifiques.

 

Les amateurs de bottes vous le diront. Quand on porte ce genre de chaussures, on ne peut plus s'en passer.

Une fois j'ai vu un reportage sur la fabrication des bottes au Texas. Une femme d'une soixantaine d'années disait qu'elle avait porté des bottes toute sa vie, que ses bottes faisaient partie d'elle-même et qu'elle ne pouvait pas vivre sans une paire de bottes. Ce jour là, je me suis dit "Elle a raison, je suis comme elle." Mes bottes font partie intégrante de mon corps et de ma personnalité, je ne peux pas m'en passer.

Il y a 13 ans, j'ai acheté la paire de bottes que je porte encore aujourd'hui. Des mexicaines en cuir noir et brodées. Bien que je ne les porte plus avec des jupes, il est rare que je ne les aient pas aux pieds. 

Quelques années plus tard j'achetais une paire de bottes sudistes, vous savez les bottes de la guerre de secéssion remises au goût du jour par les bikers et par Bruce Springsteen. Bout carré, cuir graissé et sangle à boucle sur la cheville. Ah comme je les aimais mes bottes de bourrin ricain !

Seulement une paire de bottes comme ça, ça ne se porte pas aussi facilement ! Ils faut savoir les dompter, les faire à son pied et les miennes n'ont jamais voulu se laisser apprivoiser. De vraies sauvages mes sudistes !

Le temps passait, je les admirais dans mon placard. Heureusement que mes mexicaines étaient plus dociles ! 

 

Aujourd'hui mon entourage ne s'etonne pas de me voir avec mes bottes aux pieds, j'en ai même racheté une paire l'été dernier en peau rousse, dans l'indifférence générale.

Il n'en a pas toujours été ainsi ... Allez parler de tiags avec des nanas qui ne portent que les escarpins et des sandales ! Les bottes c'est pas le sujet de conversation idéal quand on cherche des copines !

L'une d'elles m'avait dit à l'époque où j'habitais une jolie banlieue chic : "Mais comment fais-tu pour porter des santiags et un serre-tête et que ça ne fasse pas ridicule ?"

La réponse, je ne l'ai pas parce que je ne me suis jamais posé la question.

Je fais, c'est tout et si ça dérange, c'est mon bonus.

 

J'éprouve un plaisir sadique à bousculer la bienséance.

 

La chance a voulu que je croise la route de Monette, et Monette, elle est comme moi, elle porte des bottes ! Du coup on parle formes, couleurs, matières, je lui ai même filé l'adresse de mon repaire parisien. 

Je crois bien que Sister aimerait en porter mais elle n'a pas encore franchi le pas. Peut-être que notre voyage au pays de Buffalo Bill sera l'occasion pour elle de passer la frontière. Pour moi en tous cas, j'espère durant ce séjour m'offrir une nouvelle paire de mexicaines afin de continuer ma route...

 

P1010749-1.JPG

 

 

  ... bien droite dans mes bottes !

 

 


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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:33

 

La petite troupe du mercredi s'aggrandit et souhaite la bienvenue à Laora !

 

Cette semaine, nous avons choisi de confesser notre premier chapardage. 

 

Même si pour certains c'est devenu un jeu, une habitude, voler dans un magasin est une chose réprimendable dont on ne tire aucune fierté.

 

Et pourtant ...

 

Je n'ai jamais oublié mon larcin. Je ne parle pas des petites choses oubliées au fond du chariot de supermarché, c'est pas du vol ça, c'est de l'oubli. Non, je parle de la fois où j'ai délibérément volé !

 

Nous étions à l'aéroport de Montréal, je revenais avec mes parents d'un mois de vacances sur l'ile de Saint Pierre, le berceau maternel. Je devais avoir quoi, 14 ans ?

Pour passer le temps entre deux avions, nous étions rentrés dans une boutique de souvenirs. 

Mes yeux se sont immédiatement posés sur une minuscule broche. Il fut un temps où on appelait ça un "pin's".

Ce petit objet dont la taille ne dépassait pas la moitié d'un timbre poste représentait le drapeau canadien. Je le trouvais ravissant et l'imaginais très bien sur le revers de ma veste.

Je ne sais pas pourquoi je n'ai rien demandé à mes parents qui me l'auraient sans aucun doute acheté. Un plan démoniaque et interdit a germé dans ma tête. J'allais le voler ! Avec préméditation !

 

L'objet de mon désir était dans un bocal ouvert sur le comptoir du magasin. Ce bocal contenait des dizaines de pin's de même facture. J'en ai sorti un, l'ai observé puis discrètement, je l'ai posé sur le bord du comptoir. La vendeuse occupée avec un client n'a pas fait attention à moi. J'avais la peur au ventre. J'avais engagé le procésus du péché, il fallait que j'aille au bout !

J'ai rejoins ma mère dans un rayon et j'ai attendu qu'elle se rende à la caisse avec ses babioles.

Une fois la caissière occupée avec ma mère, j'ai repris ma place au comptoir, ai fait tombé discrètement la minuscule convoitise par terre (heureusement que le sol du magasin était couvert de moquette).

Tel un joueur de golf, j'ai analysé la distance entre l'objet qui était à coté de mes baskets et la sortie du magasin qui donnait dans le hall de l'aéroport.

 

Quand ma mère à demandé des emballages cadeaux et que la vendeuse s'est tournée, j'ai shooté dans la broche qui a suivit la trajectoire convenue et a fini sa course à l'extérieur du magasin sous une rangée de sièges. J'avais presque réussi, personne n'avait rien vu !

 

Il m'a suffit ensuite de quitter le magasin accompagnée de mes parents innocents, de jeter un coup d'oeil à mon trophée et d'aller nonchalament le ramasser.

 

Je n'ai bien sur pas accroché le pin's à ma veste avant mon retour en France. Je ne me souviens même pas si mes parents m'ont demandé d'où ce truc venait.

J'avais volé, j'avais fait quelque chose de réprimendable et j'en tirais une grande satisfaction !

 

Sauf que cet épisode m'avait demandé tellement d'énergie que je n'ai jamais recommencé.

 

Il fallait pour quelle soit belle que cette expérience reste unique.

 

Canada-1-.jpg

 

 

Mea culpa, mea maxima culpa Canada 

 


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