Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 20:31

 

 

C'est le titre du roman de Pascal Garnier que Pierre nous a proposé sur son blog en lecture collective.

Je ne pensais pas trouver le temps de lire ce bouquin. J'avais donc dans un premier temps décliné la proposition. C'était sans compter sur la persuasion du taulier.

 

Je vous colle ici le 4eme de couverture:

Les Conviviales, une résidence de luxe pour séniors, promet cadre paradisiaque, confort et sécurité. Le lieu parfait pour Martial et Odette qui rêvent de couler des jours paisibles et ensoleillés.

Oui, mais... En réalité, aux conviviales, il pleut toute la journée, on tue des chats à coups de pelle, les voisins sont sérieusement névrosés et les balles fusent...

La retraite dorée tourne au cauchemar.

Avouez que c'est tentant ! Je me suis donc procuré le livre édité chez Points.

A noter aussi que la préface est signé d'un mâitre du noir que j'apprécie beaucoup : Jean Bernard Pouy

 

Le soir où je l'ai ouvert, j'ai eu une curieuse impression. Celle d'un "déjà vu" pourtant j'étais certaine de ne jamais avoir lu ce livre, j'ignorais même qui était Pascal Garnier.

Au fil des lignes, l'impression se précise avec des visages qui viennent se fixer sur chaque personnage. Martial et Odette prennent respectivement les traits de Michel Jonasz et Hélène Vincent. Maxime et Marlène deviennent Guy Marchand et Nicole Calfan.

Ca y est, j'y suis !

C'est La Résidence ! Un téléfilm que j'ai vu un soir de misère télévisuelle au printemps dernier. 

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé davantage le livre.

 

Non pas qu'il soit mal écrit bien au contraire. L'ambiance y est si pesante que je m'y suis sentie mal à l'aise exactement comme je l'ai été quand j'ai regardé le téléfilm réalisé par Laurent Jaoui tiré du roman.

 

On débarque dans une résidence encore vide, ça sent encore la peinture et l'enduit. Martial et Odette sont les premiers occupants après le gardien M. Flesh; une espèce de brute épaisse plus ou moins fantôme. Malgré le soleil et le chant des cigales, Martial regrette son pavillon de Surènes et ses copains mais bon, c'est ça la retraite, on part au soleil, on pense à plus tard, on se sécurise et on essaye d'être heureux en lisant le journal.

Le club-house n'a pas encore ouvert ses portes et la piscine n'est même pas encore remplie. Pour qui d'ailleurs ? Personne n'habite encore ici à part eux. Jusqu'à l'arrivée de Maxime et Marlène. Puis de Léa.

Maxime Node, ce gars là sait tout mieux que les autres, il est dragueur, grande gueule, raciste et armé d'un Smith & Wesson qui n'a servi qu'une seule fois dans un club de tir.

C'est calme... Tellement calme qu'on s'emmerde même à plusieurs...

 

La paranoïa s'installe quand un clan de gitans vient s'installer à proximité de la résidence. Heureusement que les Conviviales sont protégées ! Une vidéo surveillance, une clôture électrifiée et M. Flesh qui monte la garde aussi bien qu'un Doberman !

 

On ressent vite la bêtise, l'hypocrisie et la méchanceté du commun des mortels: 

Odette est obsédée par une mouche qui la poursuit, Maxime est mauvais comme la gale depuis que Léa n'a pas répondu à ses avances, qu'un swing un peu trop zélé lui a pété le dos et le cloue dans un fauteuil roulant. Martial, qui a bien failli prendre une balle, et Marlène temporisent comme ils peuvent. Et puis ces gitans, des bandits sans aucun doute !

L'atmosphère est plus lourde qu'une chape de plomb. Un huis clos à ciel ouvert.

 

Le fin du téléfilm et la fin du roman sont différentes mais je ne vous les raconterais pas. Si vous aimez les études méticuleuses de personnages, les situations absurdes, les dangers invisibles, ce livre est pour vous.

 

Je ne pense pas être passé à coté d'un chef d'oeuvre mais je me demande ce que j'en aurais pensé si je n'avais pas connu l'histoire avant d'ouvrir le livre.

 

Sans doute ne serai-je pas allée au bout.

 

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 18:00

 

J'ai bien peur qu'on soit déjà mercredi et le mercredi c'est...

 

Première peur !

 

Je ne reviendrais pas sur mon arachnophobie dont j'ai parlé il y a quelques temps quoique si j'avais été une vraie flemmarde, je vous aurais mis un lien aujourd'hui vers ce billet et je serais partie faire les soldes.

 

Sauf que voila, j'aime pas le shopping et encore moins les soldes.

 

Je vais donc vous raconter ce qui doit être, si ma mémoire ne me fait pas défaut, ma première peur.

 

Je devais avoir 4 ou 5 ans. Petite espiègle que j'étais, il m'arrivait parfois de sortir de mon lit sur la pointe des pieds afin d'aller glisser un oeil par la porte du salon où j'avais, depuis ma cachette, une vue parfaite sur l'écran de la télévision.

Mes parents, installés dans les fauteuils, me tournaient le dos. J'étais donc à mon aise pour regarder ce que je n'avais pas le droit de voir à la condition absolue d'être la plus discrête possible.

 

La "mise en garde contre les images pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes" à l'époque se résumait à un petit rectangle blanc en bas de l'écran. Ce petit rectangle blanc, ô combien fascinant, apparaissait dès qu'une jupe était jugée trop courte, qu'une actrice  se présentait en jupon où quand les westerns étaient considérés trop violents (c'est à dire à l'époque, 2 pendaisons et 3 duels devant le saloon).

 

Un soir, le ciné club diffusait un film allemand de 1922 : Nosferatu de F.W. Murnau

 

Je me souviens que ce soir là, je m'étais glissée hors de mon lit pour aller regarder ce qu'il se passait dans la lucarne magique.

C'etait la première fois que j'entendais parler du mot vampire, et quel vampire !

Son crane chauve, ses dents pointues et ses ongles démesurés ! Cet affreux monstre arrivait la nuit dans les maisons pour mordre le cou de gens !

 

Je n'ai vu qu'une image. Cette image s'est imprimée à tout jamais au fond de mes yeux. 

 

Une dame ouvrait la fenêtre de sa chambre derrière laquelle, occupant tout le cadre de l'ouverture, se dressait l'affreux Nosfératu !

 

J'ai foncé sous mes couvertures dans le silence le plus total où il a fallu attendre que le sommeil soit plus fort que moi pour que je retrouve mon calme.

 

 

nosferatu_gallery_2.jpg

 

 

Mes parents n'ont jamais eu connaissance de cette aventure.

Plutôt mourir que d'avouer que je regardais la télé dans leur dos !

Pendant des années j'ai eu peur quand on ouvrait une fenêtre à la nuit tombée.

 

Ah j'ai pris une bonne leçon ce soir là et savez-vous laquelle ?

 

 

Curiosity kill the cat !


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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 13:20

 

 

Quelques jours avant noël, je suis allée en pays flamand rendre visite à une amie, acheter quelques chocolats, me faire faire mon thème astral et honorer un rendez-vous très sympathique.

 

J'avais rendez vous avec Jean, un accro des bouquins comme moi et comble de l'ironie, je lui donnais rendez-vous dans une de mes librairies préférées de la capitale belge qu'il ne connaissait pas malgré qu'il soit lui-même bruxellois.

Nous avions rendez vous pour nous échanger un livre. Je lui fis la visite du lieu et nous nous sommes vite retrouvé au département qui nous interresse le plus: Le roman noir.

 

Quand un lecteur rencontre un autre lecteur, qu'est ce qu'ils se racontent ?

Des histoires d'auteurs !

 

Avant de s'installer devant un café nous avons passé en revue, les tables de nouveautés et les étagères qui nous tendaient les bras dans ce lieu de perdition qu'est cette splendide librairie Cook & Book.

Chacun y allant de ses auteurs favoris, je lui conseillais fortement Fred Vargas, il me conseilla de façon aussi impérative Ken Bruen.

 

Il y a quelques jours Jean m'annonçait qu'il avait lu son premier Vargas et me remerciait de lui avoir conseillé cette auteure qu'il appréciait beaucoup.

De mon coté, j'avais toujours en tête de me procurer un roman de Ken Bruen d'autant plus que deux autres experts es romans noirs qui sont Pierre et Bruno m'avaient confirmé que j'allais me régaler.

 

Samedi, enfin sortie de mes brumes barcelonaises, je decidais d'entamer "Lune captive dans un oeil mort" un roman de Pascal Garnier que Pierre nous propose en lecture commune sur son blog.

C'était sans compter mon passage à la médiathèque où je devais impérativement passer rendre des CD empruntés.

La collision fût fatale quand mes pas n'écoutant qu'eux, me poussèrent au département lecture adultes où m'attendait Ken Bruen.

Pris d'une crise de délirium tremens, il me bondit dans les bras et m'intima l'ordre de le ramener chez moi.

 

 

delirium.jpg

 

 

La suite à été comme une évidence. Un coup de foudre d'une violence inouie. 

 

Jack Taylor, le personnage récurrent de Ken Bruen est un irlandais de Galway. Ancien flic viré à cause de son alcoolisme et sa grande gueule, il officie entre deux bitures interplanétaires comme détective privé dont le bureau n'est autre que son pub préféré.

Jack Taylor est tout ce que j'aime. Belle carrure, mal embouché, gentil mais peu aimable, passionné de romans noirs, de Guinness et de whiskey, il vénère son père, deteste sa mère et lutte en permanence contre une horde de démons qui lui pourrissent bien la vie.C'est un solitaire et il ne faut pas le faire chier.

 

Nous avons passé deux nuits ensemble, deux nuits inoubliables où il m'a fait partager sa ville, ses goûts littéraires et musicaux, ses gueules de bois phénoménales:

 

Le ledemain, j'étais à l'agonie. Ce n'était pas une banale gueule de bois, c'était une gueule de bois championne du monde. Celle qui hurle: TUEZ-MOI !

 

Mes mains n'ont pas pu lâcher Jack avant qu'il m'ait tout donné et que je ne finisse épuisée et comblée.

 

N'étant pas d'un naturel jaloux, je ne peux que vous conseiller d'aller à la rencontre de Ken Bruen et surtout de Jack Taylor attachant bien qu'irlandais jusqu'au bout des ongles : alcoolique, fier et bourru.

 

Ce soir, je vais faire connaissance avec Pascal Garnier à qui j'ai posé un lapin pour le week-end.

Ne lui dites rien mais j'ai déjà hâte de retrouver Jack pour qu'il me raconte son Toxic Blues.

 

 

 

*Je t'aime

 

 



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