Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 10:23

 

 

La petite troupe du mercredi s'agrandit encore et cette semaine nous avons eu la joie d'accueillir EmmaMarius et Alexandra qui viennent gonfler les rangs des premières fois.

 

Si vous souhaitez vous aussi nous rejoindre, n'hésitez pas à pousser la porte.

 

Cette semaine, il a été décidé qu'on raconterait un truc dingue qu'on a fait.

 

J'ai eu beau cherché, je crois que la chose la plus dingue que j'ai faite, je vous l'ai déjà raconté ici alors il a fallu que je creuse plus profondement pour dénicher un truc à vous dire. Et je suis tombé sur quelque chose qui marque assez bien mon caractère et qui, après coup, n'avait aucun sens.

Comme quoi, même si je reste une rebelle, je révise souvent mes jugements et mes actes.

 

J'ai toujours aimé les tatouages. A 20 ans déjà, l'idée de m'encrer la peau me taraudait mais tant que le motif n'était pas définitivement décidé ni la partie de corps choisie, je restais avec mon envie.

Elle seule était certaine.

Les années passant, je me suis mariée. L'amour étant souvent aveugle, j'ai épousé un homme qui ne partageait pas du tout mes petites excentricités. Je voulais un perfecto, il trouvait ça pourri. Je voulais un tatouage, il n'en était pas question. Le jour où je me suis fait teindre les cheveux en roux, j'ai cru qu'il allait faire une crise cardiaque.

En épouse aimante et dévouée, j'ai courbé l'échine jusqu'au moment où c'est moi qui n'ai plus partagé ses petites excentricités à lui. Il voulait une maîtresse, il ne me demandait pas mon avis. Il voulait une moto, il n'en faisait qu'à sa tête. La suite est simple et ordinaire; j'ai redressé le nez et commencé à revenir à ma nature première, la rebellion.

Non je n'ai pas adhéré à la loi du talion en prenant un amant. Ca n'aurait pas changé grand chose. Je n'ai pas non plus acheté de perfecto, je n'ai pas foncé chez le tatoueur me faire apposer une sublime tête de mort ( quoi qu'en y repensant... ça aurait pu être pas mal...) 

Après un temps de réflexion, j'ai demandé à un copain de m'indiquer un salon de piercing et il m'a accompagné. Je me suis alors fait poser un piercing sur l'aile du nez. Je dois reconnaitre que le geste n'est pas des plus agréable mais au moins c'était bien fait et dans des conditions d'hygiène parfaites. Je suis donc ressortie du salon avec un mini diamant sur le bord de mon nez.

 

Le soir à la maison quand mon mari est rentré, il n'a tout d'abord rien remarqué. Encore aurait-il fallu que nous nous regardions, ce qui devenait de plus en plus rare.

Quand nous sommes passé à table, il m'a juste dit en me tendant son assiette:

-"Tu as un truc qui brille sur le nez."

En continuant le service, j'ai répondu: "je sais".

 

Il a alors vu que le truc n'était pas une poussière mais bel et bien une saloperie plantée dans mon nez.

 

Fin de discussion.

 

Quand deux ans plus tard la mode pseudo underground a déferlé sur nos pauvres carcasses et que les tatoueurs et pierceurs ont commencé à se remplir les poches avec les maigres économies de jeunes ecervelés qui n'avaient pas forcément les moyens ni la maturité pour appréhender les conséquences d'un dessin indélébile ou d'un trou dans la peau, j'ai viré mon piercing.

J'avais quitté mon mari, récupéré mon autonomie, n'avais plus rien à prouver. Et surtout, je refusais de faire partie d'un mouvement, d'une appartenance à un groupe. Bref encore une fois, je ne voulais pas faire "comme tout le monde". Le piercing était à la mode ? Alors il n'était plus pour moi.

Je me suis félicité de ne jamais avoir trouvé le motif parfait pour un tatouage. Quand je vois le nombre de peaux tatouées, je me dis que la véritable originalité réside dans le fait d'avoir une peau vierge.

 

Je n'ai pas dit que je n'aimais plus les tatouages. Je prends parfois beaucoup de plaisir à regarder un beau motif sur une cuisse ou un dos bien viril .

 

DSCN0993

 

Cette leçon m'a conforté dans l'idée qu'il ne faut jamais agir sur un coup de tête. Toujours prendre le temps de la réflexion et ce même avant de faire une énorme connerie.

 

 

Communauté : Intime et décalé
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 15:01

 

 

Pas très prolifique le blog en ce moment...

 

Hormis le billet du mercredi, je suis un peu feignante. Je n'ai aucune excuse et je n'en cherche pas.

Seulement voilà, j'ai encore la tête de l'autre coté de l'Atlantique et les yeux dans mes photos. Sans compter que j'ai un peu de mal à me recaler à l'heure française, mes matinées sont un peu compliquées.

Pour ne rien arranger, le soleil darde ses beaux rayons et le themomètre grimpe en flêche jusqu'à me faire bondir hors de ma tannière afin de profiter de cette dolce vita précoce.

 

Je n'écris pas en ce moment parce que je vais bien. Je n'écris pas sur le blog du moins parce que mon projet autobiographique, lui, il avance. Il faut même parfois tenir bien fort la laisse, le retenir tel un chien fou tant il a tendance à partir dans tous les sens, à tourner en rond, à cabrioler, à sprinter. Reste encore à savoir si j'arriverais à en faire quelque chose ...

 

La semaine dernière, mon médecin m'a dit:

-"Vous perdez du poids parce que vous ne faites pas de régime."

Et bien, je n'écris pas parce que je vais bien. Je dois faire parti de ces gens qui ont besoin de tragédie pour avancer.

 

Alors rassurez-vous amis lecteurs, je vais très bien, tellement bien que c'en est indécent.

C'est fou comme à chaque fois New York me booste, me charge en energie positive, me boulverse. Mon fils ne pense qu'à y retourner, mes amis sont conquis et moi je n'en ai pas encore assez.

En attendant le moment où j'y retournerais, ( je dois refaire le Met' et retourner dans Greenwich village) j'ai repris le fil de mes lectures et laissé de coté pour l'instant les nombreux polars lus récemment. 

 

Je viens de terminer Treize histoires un recueil de nouvelles de William Faulkner et ce fut un ravissement. 

Les nouvelles de William Faulkner ça se savoure comme une citronnade bien fraîche sous le porche d'une maison coloniale. On sent le soleil taper fort, on entend au loin le murmure mélodieux dans les champs de coton et les personnages sont tellement vivants. 

C'est peut-être le moyen pour moi de revenir en douceur en Europe en faisant un crochet par le Mississippi ...

 

Quand je me serais repue du Sud et de son Blues, je reviendrais peut-être vous raconter mon voyage.

En attendant, je reprends la route avec Walter Mosley et la musique du diable. C'est, aux dires des spécialistes, le meilleur livre sur le Blues et le plus bel hommage rendu à Robert Johnson.

 

 

 

 

 

A bientôt amis lecteurs et n'oubliez pas d'être heureux.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 14:59

 

 

Ce n'est pas une panne de réseau chez moi qui m'empêchera d'écrire ma chronique des premières fois du mercredi.

C'est armée d'une clé 3G gracieusement prètée par mon fournisseur d'accès et dont le débit est incertain que je m'en vais vous narrer je ne sais pas quoi encore sur le thème de la semaine :

 

1er anniversaire.

 

Qui se souvient de son premier anniversaire ? On est bien d'accord, ce n'est donc pas la-dessus que je vais tenter une bafouille. 

 

Les anniversaires se suivent mais ne se ressemblent pas vu que le nombre de bougies est en croissance constante. Il arrive même un âge où on refuse de mettre des bougies tant ça cache le gâteau.

Pendant des années, j'ai détesté mon anniversaire et puis depuis peu, je ne lui accorde plus aucune importance. Puisqu'il a décidé de ne pas me rajeunir, je l'ignore. Sauf que mes amis eux, refusent de l'ignorer et je me retrouve donc obligée de passer une bonne soirée en leur compagnie alors que je ne cesse de vouloir rester toute seule dans mon coin à maudire le temps qui passe... Vite... Trop vite... De plus en plus vite !

 

Quand on est enfant, on adore son anniversaire, on est gâté, c'est la fête des bisous et des cadeaux alors qu'en fait qui devrait-on vraiment féliciter ce jour-là ?

Qui a fait tout le boulot et souffert comme une damnée à qui on arrache les tripes au tractopelle en passant par un trou de souris ?

 

Hé oui les mamans !

Ce jour anniversaire de la chair de leur chair, les mamans ont juste le droit de préparer un super gâteau qui mettra la cuisine sans dessus dessous, gonfler 50 ballons au risque d'y cracher ses poumons, acheter 20 kilos de bonbons, inviter une horde de petits sauvages qui ruinera la barraque en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire et ne pas perdre son sang froid quand elle en verra un découper ses rideaux ou taguer la tapisserie.

 

Le jour de son anniversaire à elle, si elle a de la chance, elle aura un dessin, deux appels et un apéro.

 

Je ne suis pas une mère parfaite.

Je n'ai cédé aux dictats de la fête anniversaire que deux fois en 14 ans. La première fois, mon fils devait avoir 4 ou 5 ans. J'avais rigoureusement sélectionné les petits invités selon leur capacité à rester calme et m'étais offert l'assistance d'une copine ancienne monitrice de centre de loisirs.

Bien que l'après midi se soit bien passée, j'ai un souvenir très vivace de cette armée de têtes blondes au volume sonore THX venue piétiner mes plates bandes.

 

La deuxième fois, j'étais mieux organisée. J'habitais à deux pas du bois de Vincennes. Mon fils étant un enfant du printemps, la météo nous permettait de proposer une fête en plein air. J'ai déniché parmi les amis de mon fils une maman qui elle aussi devait préparer un anniversaire et nous avons partagé la galère fête organisée dans une clairière du bois. 2 ballons de foot, 3 plaids, du jus de fruit et des gâteaux ont fait le bonheur de 8 bambins de 9 ans tout en fichant une paix royale à deux mamans débarrassées.

 

Bien sûr comme tout le monde, j'ai eu des anniversaires plus ou moins réussis.

Mes 30 ans dont je n'ai qu'un très vague souvenir puisqu'à cette époque je rampais dans les abysses de la mélancolie et que je tenais debout grâce à une chimie dévastatrice.

Mes 40 ans, une fête costumée organisée par mon mari et où personne ne s'est amusé. J'ai toujours détesté les déguisements et je quittais mon mari un mois plus tard (non, pas uniquement à cause de cette fête merdique).

Mes 36 ans, anniversaire surprise où j'ai bien failli coller au mur la babysitter de mon fils qui était à l'origine de la surprise que j'ai mis du temps à comprendre et qui perturbait ma sempiternelle obligation de contrôle sur tout. La pauvre avait voulu bien faire, me sachant abandonnée par un mari volage, seule avec mon bébé, elle avait invité mes amis les plus proches pour une fête chez moi.La surprise passée, la soirée fut bonne.

Mes 14 ans fêtés à 6000 kilomètres de chez moi, dans le petit archipel de Saint Pierre et Miquelon avec de bons amis et plein de beaux cadeaux.

 

Cette semaine c'est le premier anniversaire du groupe des premières fois. J'ai pris le train en route il y a seulement quelques mois mais c'est l'occasion aujourd'hui de souhaiter un bon anniversaire au groupe, à ses fondateurs et à ses fidèles participants.

 

 

gif_an10.gif

 

 

Que la route soit encore longue et que nos premières fois fassent encore bien des heureux !

 

 

Communauté : Intime et décalé
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Présentation

Suivez moi

Wikio

 

 

 

Catégories

Derniers Commentaires

Dernières lectures

artoff142-9a754LapluieavantquelletombeGRAND9782070384143.jpg  

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés