Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 09:11

 

 

Cette semaine, avec la troupe des premières fois nous avons décidé de raconter la première fois où nous avons pris la parole en public. 

Il a fallu que je trie dans ma mémoire car même si ça n'est pas mon métier, il m'est arrivé plusieurs fois de devoir m'exprimer devant un auditoire et ce à différents ages de ma vie et pour différentes raisons.

 

Le trac, je crois bien que je ne sais pas ce que c'est. La première fois que je suis montée sur une scène devant un public, la seule chose que j'ai ressenti c'est la chaleur des projecteurs. J'étais aveuglée par toute cette lumière si bien que je ne voyais pas la salle. J'ai donc fait comme si il n'y avait personne, j'ai fait ma prestation et je me suis barrée.

Lors de ma courte carrière professionnelle, j'ai eu pour mission de dispenser durant un mois des cours techniques à l' Ecole Nationnale d'Assurances. Les gens avec qui je partageais mes connaissances étaient tous plus agés que moi et pas un ne m'a effrayé.

Quand je prennais mes cours de chant, jamais je n'ai senti une gène à pousser ma voix et les quelques fois où on m'a demandé de chanter en représentation, j'étais comme un poisson dans l'eau.

Je ne suis pas timide, j'ai un contact très facile du moment que c'est moi qui l'ai décidé. Je déteste me faire aborder. Une intrusion met automatiquement tout mon système de défense en alerte rouge.

Quand je suis devant un public, je sens une distance entre lui et moi. C'est comme si je m'adressais à un tableau. Le halo lumineux qui me sépare de lui me protège alors je ne regarde rien, je ne vois rien, je suis uniquement concentrée sur ce que je dis et fais. Je m'isole.

Bien sûr, je n'ai pas passé ma vie sur les planches, j'ai du en tout me retrouver une vingtaine de fois devant un auditoire pour jouer, parler ou chanter. 

Inconsciente ? Peut-être mais en tout cas cette inconscience m'a permise de goûter au bienfait de l'adrénaline. Je ne suis pourtant pas trop extravertie. A moins d'être saoule (c'est à dire jamais), personne ne me verra danser, je suis incapable de me trémousser en public, je ne supporte pas de me laisser aller. J'ai besoin de contrôler ce que je fais et surtout de ne pas écorner l'image que je veux donner de moi, quelle soit bonne ou mauvaise selon le message que je veux faire passer.

 

La première fois où je me suis produite en public, je suis devenue une attraction dans mon quartier. Je devais avoir 4 ans et j'étais l'animation de la boulangerie au bout de notre rue.

A chaque fois que j'allais chercher du pain avec mon père ou ma mère, la boulangère me demandait si je voulais bien lui chanter une chanson. Alors, elle m'asseyait sur le comptoir et devant les clients, j'entonnais irrémédiablement le folklore américain de Sheila.Devant mon enthousiasme, les gens m'encourageaient et je redoublais d'entrain à interprèter cette chanson qui à l'époque était un immense succès.

 

 

 

Alors je crois que quand les fées se sont penchées sur mon berceau, la fée Trac devait avoir un mot d'absence...

 


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