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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 14:50

 

 

Il y a dix jours,  j'ai eu le bonheur de rencontrer pour la deuxième fois mon auteur préféré, Dan Fante.

Il était depuis deux semaines en France à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Dommages collatéraux" publié chez 13e Note Editions.

Je me suis rendue à la librairie du Monte-en l'air dans le XXe arrondissement afin de serrer la pince de mon écrivain favori.

J'ai été surprise par la petite foule présente devant et dans la librairie. Je me suis quand même demandé si tous ces gens connaissaient l'auteur en dédicace ce soir-là. Oui, je sais bien que c'est pas parce que moi j'ai lu tous ses livres que je suis une exception, je ne suis certainement pas la seule à vouer une totale admiration pour l'écriture de ce type, du moins je l'espère ! Enfin si, je sais que certains l'aiment beaucoup : Ceux à qui j'ai fait découvrir ses bouquins.

 

Quelle joie de revoir Dan Fante ! Ce petit bonhomme de 68 ans au sourire pétillant, avec sa voix douce et charmeuse, son blouson en cuir avec lequel il doit dormir depuis 30 ans, ses minuscules lunettes rondes et son éternel chapeau australien vissé sur le crâne. Quand on ne connait pas le passé du zigoto, on lui donnerait le bon Dieu sans confession, chose qu'il mérite grandement à mes yeux d'athée !

Il est devenu aujourd'hui un bon mari, un gentil père de famille, un bon grand père aussi. Il vit confortablement et simplement à Los Angeles, sa ville natale. Son quotidien est rythmé par l'écriture et l'éducation de son petit garçon.

Il a fallu qu'il atteigne l'âge de 45 ans pour découvrir qu'il pouvait être quelqu'un de bien. Avant cela, tout est allé de travers.

 

Son célèbre père, l'écrivain John Fante était invivable.Dès sa naissance, il n'a de cesse de répéter au jeune Dan qu'il est et sera toujours un raté. 

Dan, lui, n'a de cesse de prouver à son père qu'il a raison. Première cuite à 4 ans, dernier de ses classes, bagarreur, escroc et fouteur de merde notoire, ainsi se résume le pédigree du fiston.

Il a hérité de son père la passion des mots, l'amour de la bouteille, l'addiction au tabac et un caractère volcanique.

Son dernier livre se présente comme une biographie de trois générations d'émigrés italiens. Son grand père, Nicola, son père, John et lui, Daniel. A la lecture, je serai tentée d'y voir plutôt une autofiction. Un cabotin comme Dan Fante ne pourrait pas s'empêcher de broder sur certains faits. Il est issu d'une famille de conteurs méditéranéens alors pourquoi se priver du gène familial !

 

Dans ses précédents livres, Dan Fante raconte les aventures de Bruno Dante, personnage de fiction qui est en réalité son alter ego, son double littéraire mais a qui il peut faire subir des situations farfelues qui ne collent que de loin au véritable parcours chaotique qu'a été la vie d'un ivrogne dans un motel miteux, un bar à putes ou une cellule de prison. Dan Fante a publié deux recueils de poèmes. Il a aussi écrit deux pièces de théatre, sa première passion.

Par son écriture, Dan Fante ne cherche pas la redemption, il ne cherche pas non plus à susciter la pitié, il s'en fout. Il a foutu sa vie en l'air plus d'une fois, a déconné sevèrement dans la vie des autres et il assume. Il a fait la paix avec ses vieux démons. Il raconte juste sa vie avec ses tripes. Les fictions l'emmerdent et quand on a vécu une vie comme la sienne, il y a matière à écrire quelques chapitres si tant est qu'on ait le talent pour le faire.

 

Lorsque je me suis approchée de lui l'autre jour, j'avais à la main 5 de ses livres que je souhaitais qu'il me signe. Deux autres avaient été dédicacés lors de notre première rencontre au festival America en 2010. Il m'a chaleureusement remercié d'avoir lu tous ses livres, a été épaté d'apprendre que j'avais aussi éclusé la bibliographie de son père et a été ravi de m'écrire un mot doux dans chacun de mes bouquins. Nous nous sommes embrassés chaleureusement, Dan m'a remercié mille fois avant de me dire de prendre soin de moi, ce que je lui ai souhaité à mon tour. Nous avons pris rendez-vous pour son prochain bouquin qui sera, d'après les infos recueillies chez son éditeur, un roman policier situé dans une ville qui m'est chère : New York.

 

 

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"Je n'écris pas des histoires sophistiquées pour intellos, ni des récits recyclables en séries télé; je parle de moi. Ce qui me pousse à écrire, ce n'est pas l'envie de changer le lecteur, mais plutôt de lui faire savoir qu'il peut changer. J'écris sur la vie, sur la mort, sur l'amour et toutes les façons de le gâcher - et d'en réchapper. J'écris sur la folie et la mort. J'écris pour la survie de mon coeur."  D.F.

 

 



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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 10:52

 

 

"Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. »

Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.(Ed. Odile Jacob)

 


Hier soir, comme tous les jeudis soir, je me suis installée dans mes coussins pour suivre, avec gourmandise, mon émission favorite : La Grande Librairie.

J'y ai découvert une femme qui m'a particulièrement interessée. Cette femme c'est Françoise Héritier éminente anthropologue, professeur honoraire au collège de France.

Elle a quitté, le temps d'une correspondance, l'univers scientifique qui a nourri son remarquable parcours pour s'interroger sur ce qui fait que chacun de nous est ce qu'il est et surtout ce que chacun retient dans son existence propre. 

Ces instants forts, tendres, douloureux ou extatiques, elle en a fait une liste non exhaustive qu'elle a rassemblé dans un petit recueil intitulé : Le Sel de la vie.

 

Alors je me suis demandé ce qui avait fait et faisait le sel de ma vie et j'ai eu envie d'en remplir une salière dont voici quelques grains :

 

Mes bottes achetées il y a 15 ans et sans lesquelles je ne me sens pas sur le bon chemin.

 

Le premier signe que mon bébé m'a fait lors d'une séance au cinéma. Comme une chatouille dans le bas de mon ventre.

 

Le coup de masse à l'annonce de la trahison.La démolition de notre édifice.

 

Le sentiment de paix quand mes bras entourent les épaules de Papa.

 

L'instant sur la patinoire où j'ai réalisé que j'étais à New York .

 

L'odeur dans le pli du coude de ma mère où j'allais fourrer mon nez.

 

Le combat contre la douleur d'un enfant.

 

La chute vers le néant au fond de mon lit.

 

Un pique-nique avec Papa au lac noir, au pied du Matterhorn, nous étions seuls au monde.

 

Quelques accords de blues qui me tire quelques larmes d'extase.

 

Des phrases que j'aurais aimé ne jamais lire.

 

L'éclipse totale de soleil le 11 août 1999.

 

L'odeur dans l'épicerie de mon enfance, l'Orient.

 

Le sentiment d'utilité quand j'aide à se sentir mieux...

 

 

 

9782738127549

 

 

 

 

Et pour vous, c'est quoi le Sel de la vie ?

 


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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 08:35

 

 

Je ne vais pas vous parler de mon récent voyage à Gotham city, je vais vous parler de ma dernière lecture.

 

Je viens de refermer le 4e roman traduit en français de Roger Jon Ellory, Les anges de New York. 

R.J.Ellory est un auteur anglais que je suis depuis sa première parution chez Sonatine en 2009. Il a commit une dizaine de romans dont seuls 4, pour l'instant, ont été traduits dans la langue de Molière. Je tiens d'ailleurs à saluer au passage le travail des traducteurs, artistes de l'ombre à qui on oublie souvent d'associer le succès d'un livre.

 

J'ai toujours aimé l'écriture sobre et incisive d'Ellory. Au fur et à mesure de ses parutions, il se détache de plus en plus de l'étiquette polar qu'on lui a collé . Le polar est un domaine trop étroit pour lui. Parlons plutôt de romans noirs ou encore mieux, de drames humains.

Bien qu'il y ait dans chacun de ses romans une intrigue, la découverte du coupable n'est pas l'enjeu de la lecture. Le méchant, on le connait souvent bien avant la fin.

Ce que Ellory aime faire partager, c'est l'âme de ses personnages complexes, abimés par un passé difficile. Au fur et à mesure de ses romans apparait aussi un travail de recherche. Il est évident que l'auteur enquète avant la rédaction de ses ouvrages.

Pour les anonymes, son précédent bouquin, il a étudié puis relaté un passé peu brillant de l'intouchable CIA. Pour les anges de New York, il a dû passer pas mal de temps en compagnie de flics afin de connaitre les rouages de leur métier.

 

C'est là ma principale critique sur ce livre.

Durant une bonne partie du roman, j'ai eu la sensation de lire un rapport sur la façon dont travaille un enquêteur du NYPD (la police de New York), un condensé du manuel du parfait petit agent avec pléthore de détails de procédure qui, je l'avoue, m'ont ennuyé.

Je n'ai pas ressenti ce travail d'investigation dans Seul le silence, je l'ai apprécié dans Vendetta, il ne m'a pas dérangé dans Les anonymes.

 

Pour résumer les anges de New York, c'est l'histoire de Franck Parrish brillant inspecteur d'un commissariat de Brooklyn dont le père fut une légende vénérée par tous les flics de la ville. Franck, lui, n'a jamais vu son père comme un héros mais comme un ripoux qui bouffaient à tous les rateliers, un fantôme qui lui a pourri sa vie.

Raison pour laquelle, il a foiré son mariage, dépassé les limites de ses fonctions et sombré dans l'alcool.

Franck Parrish est sur la touche, il le sait. Sa hiérarchie l'oblige à consulter le psy du département ce qui l'oblige à raconter les faits d'armes de son paternel et l'amène vers une introspection, qui je l'avoue m'a ennuyé aussi.

Là encore le travail de recherche de l'auteur est un peu trop évident. Après l'exposé sur comment fonctionne l'administration policière, on a droit à un résumé bien (trop ?) documenté des meilleurs "coups" de la pègre locale.

 

Pour étayer toute cette documentation, on suit Franck Parrish et son nouvel équipier sur une affaire sordide de meurtres d'adolescentes. L'intrigue policière est un pretexte pour décrire la lassitude d'un homme abimé qui s'efforce de prouver à son entourage qu'il n'est pas comme son père, qu'il croit en la justice, que lui ne triche pas.

Les descriptions sont parfois longues, les informations sur le fonctionnement des systèmes policiers et mafieux trop poussées et personnellement, je les trouve sans interêt pour l'histoire.

 

Ce que je retiens de ce livre c'est le travail de recherches fait en amont. J'ai le sentiment qu' Ellory a cotoyé des flics pour connaître leur milieu et leur quotidien très éloigné de celui du héros justicier. Il a voulu en faire une histoire et l'a placée dans la ville où le crime organisé à été le poumon économique du pays durant plus de 30 ans.

Le rythme du livre est saccadé comme un starter mal réglé. Parfois il ne se passe rien durant des pages, j'ai attendu dans la tête de Franck qu'il ait fini de ressasser son Blues, puis en une page tout s'accélère, l'action est rapide, intense. Hélas, l'élan ne dure pas. On tousse jusqu'à une fin qui me semble baclée, dénuée d'intéret avec une petite morale qui n'appaisera sans doute que le héros lui-même et encore, je n'en suis pas convaincue.

 

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Vous l'aurez compris, ce roman ne restera pas dans ma mémoire. Ce n'est pas pour autant que je suis déçue par l'auteur. Personne, même les plus grands, ne peut être au top à tous les coups. 

 

Septembre 2013 apportera le prochain livre de Roger Jon Ellory dont le titre original est Bad signs. Je l'attends avec intéret et j'irais de nouveau à la rencontre de cet auteur adorable qui a toujours un mot gentil et le temps de me signer ses ouvrages.

 

 

 


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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 15:01

 

 

Pas très prolifique le blog en ce moment...

 

Hormis le billet du mercredi, je suis un peu feignante. Je n'ai aucune excuse et je n'en cherche pas.

Seulement voilà, j'ai encore la tête de l'autre coté de l'Atlantique et les yeux dans mes photos. Sans compter que j'ai un peu de mal à me recaler à l'heure française, mes matinées sont un peu compliquées.

Pour ne rien arranger, le soleil darde ses beaux rayons et le themomètre grimpe en flêche jusqu'à me faire bondir hors de ma tannière afin de profiter de cette dolce vita précoce.

 

Je n'écris pas en ce moment parce que je vais bien. Je n'écris pas sur le blog du moins parce que mon projet autobiographique, lui, il avance. Il faut même parfois tenir bien fort la laisse, le retenir tel un chien fou tant il a tendance à partir dans tous les sens, à tourner en rond, à cabrioler, à sprinter. Reste encore à savoir si j'arriverais à en faire quelque chose ...

 

La semaine dernière, mon médecin m'a dit:

-"Vous perdez du poids parce que vous ne faites pas de régime."

Et bien, je n'écris pas parce que je vais bien. Je dois faire parti de ces gens qui ont besoin de tragédie pour avancer.

 

Alors rassurez-vous amis lecteurs, je vais très bien, tellement bien que c'en est indécent.

C'est fou comme à chaque fois New York me booste, me charge en energie positive, me boulverse. Mon fils ne pense qu'à y retourner, mes amis sont conquis et moi je n'en ai pas encore assez.

En attendant le moment où j'y retournerais, ( je dois refaire le Met' et retourner dans Greenwich village) j'ai repris le fil de mes lectures et laissé de coté pour l'instant les nombreux polars lus récemment. 

 

Je viens de terminer Treize histoires un recueil de nouvelles de William Faulkner et ce fut un ravissement. 

Les nouvelles de William Faulkner ça se savoure comme une citronnade bien fraîche sous le porche d'une maison coloniale. On sent le soleil taper fort, on entend au loin le murmure mélodieux dans les champs de coton et les personnages sont tellement vivants. 

C'est peut-être le moyen pour moi de revenir en douceur en Europe en faisant un crochet par le Mississippi ...

 

Quand je me serais repue du Sud et de son Blues, je reviendrais peut-être vous raconter mon voyage.

En attendant, je reprends la route avec Walter Mosley et la musique du diable. C'est, aux dires des spécialistes, le meilleur livre sur le Blues et le plus bel hommage rendu à Robert Johnson.

 

 

 

 

 

A bientôt amis lecteurs et n'oubliez pas d'être heureux.

 

 


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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 20:31

 

 

C'est le titre du roman de Pascal Garnier que Pierre nous a proposé sur son blog en lecture collective.

Je ne pensais pas trouver le temps de lire ce bouquin. J'avais donc dans un premier temps décliné la proposition. C'était sans compter sur la persuasion du taulier.

 

Je vous colle ici le 4eme de couverture:

Les Conviviales, une résidence de luxe pour séniors, promet cadre paradisiaque, confort et sécurité. Le lieu parfait pour Martial et Odette qui rêvent de couler des jours paisibles et ensoleillés.

Oui, mais... En réalité, aux conviviales, il pleut toute la journée, on tue des chats à coups de pelle, les voisins sont sérieusement névrosés et les balles fusent...

La retraite dorée tourne au cauchemar.

Avouez que c'est tentant ! Je me suis donc procuré le livre édité chez Points.

A noter aussi que la préface est signé d'un mâitre du noir que j'apprécie beaucoup : Jean Bernard Pouy

 

Le soir où je l'ai ouvert, j'ai eu une curieuse impression. Celle d'un "déjà vu" pourtant j'étais certaine de ne jamais avoir lu ce livre, j'ignorais même qui était Pascal Garnier.

Au fil des lignes, l'impression se précise avec des visages qui viennent se fixer sur chaque personnage. Martial et Odette prennent respectivement les traits de Michel Jonasz et Hélène Vincent. Maxime et Marlène deviennent Guy Marchand et Nicole Calfan.

Ca y est, j'y suis !

C'est La Résidence ! Un téléfilm que j'ai vu un soir de misère télévisuelle au printemps dernier. 

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé davantage le livre.

 

Non pas qu'il soit mal écrit bien au contraire. L'ambiance y est si pesante que je m'y suis sentie mal à l'aise exactement comme je l'ai été quand j'ai regardé le téléfilm réalisé par Laurent Jaoui tiré du roman.

 

On débarque dans une résidence encore vide, ça sent encore la peinture et l'enduit. Martial et Odette sont les premiers occupants après le gardien M. Flesh; une espèce de brute épaisse plus ou moins fantôme. Malgré le soleil et le chant des cigales, Martial regrette son pavillon de Surènes et ses copains mais bon, c'est ça la retraite, on part au soleil, on pense à plus tard, on se sécurise et on essaye d'être heureux en lisant le journal.

Le club-house n'a pas encore ouvert ses portes et la piscine n'est même pas encore remplie. Pour qui d'ailleurs ? Personne n'habite encore ici à part eux. Jusqu'à l'arrivée de Maxime et Marlène. Puis de Léa.

Maxime Node, ce gars là sait tout mieux que les autres, il est dragueur, grande gueule, raciste et armé d'un Smith & Wesson qui n'a servi qu'une seule fois dans un club de tir.

C'est calme... Tellement calme qu'on s'emmerde même à plusieurs...

 

La paranoïa s'installe quand un clan de gitans vient s'installer à proximité de la résidence. Heureusement que les Conviviales sont protégées ! Une vidéo surveillance, une clôture électrifiée et M. Flesh qui monte la garde aussi bien qu'un Doberman !

 

On ressent vite la bêtise, l'hypocrisie et la méchanceté du commun des mortels: 

Odette est obsédée par une mouche qui la poursuit, Maxime est mauvais comme la gale depuis que Léa n'a pas répondu à ses avances, qu'un swing un peu trop zélé lui a pété le dos et le cloue dans un fauteuil roulant. Martial, qui a bien failli prendre une balle, et Marlène temporisent comme ils peuvent. Et puis ces gitans, des bandits sans aucun doute !

L'atmosphère est plus lourde qu'une chape de plomb. Un huis clos à ciel ouvert.

 

Le fin du téléfilm et la fin du roman sont différentes mais je ne vous les raconterais pas. Si vous aimez les études méticuleuses de personnages, les situations absurdes, les dangers invisibles, ce livre est pour vous.

 

Je ne pense pas être passé à coté d'un chef d'oeuvre mais je me demande ce que j'en aurais pensé si je n'avais pas connu l'histoire avant d'ouvrir le livre.

 

Sans doute ne serai-je pas allée au bout.

 

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