Ecriture

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 18:58

 

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un billet qui m'a intrigué.

 

Via Luc, un ami du mercredi, je suis arrivée sur le blog de Lenaig.

Le billet consistait à faire son autoportrait en utilisant l'alphabet. Séduite, j'ai décidé de tenter l'exercice à mon tour.

 

 

Voici donc ce qu'il y a à savoir pour me connaitre de A à Z .

 

Je n’ai jamais débordé d’Ambition.

Faisant souvent acte de Bienveillance pour les miens.

La Curiosité en tout à comblé les lacunes.

Toujours Déterminée à apprendre quelque chose,

à Ecouter ce qui pourrait instruire ou détruire

malgré ma Fragilité mal camouflée.

Je suis issue d’une famille Grand écart

A demi Helvète, à demi Insulaire.

J’ai soif de Justice

et de bon Karma.

Des torrents de Larmes

m’ont longtemps Martyrisé

avant que les soucis versent

Naturellement dans l’Oubli.

J’aime le Présent,

je ne me pose pas de Questions.

Mon fils est ma Raison d’être.

Comme moi, il est Sensible et Têtu.

Bientôt nous Unirons notre joie

dans un Voyage très attendu.

Il me faudra bien un Whisky

et quelques Xanax

pour atterrir à new York

en toute Zenitude.

 

 

alphabet-ring.png

 

 

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:59

 

Vous le savez déjà, cette année j'ai enfin décidé de m'inscrire dans un atelier d'écriture et j'ai bien fait ! 

 

Un dimanche après midi par mois, je retrouve quelques accros d'écritures afin d'échanger sur nos projets autobiographiques mais pas que !

L'animatrice nous propose également de faire d'une séance à l'autre des petits excercices stylistiques d'écriture.

 

Le mois dernier nous devions écrire quelques anamnèses. 

 

Je n'avais jamais entendu parler d'anamnèses, je ne connaissais pas ce mot. 

Première étape : Chercher la définition. Le Larousse me donne :

 

Ensemble des renseignements fournis au médecin par le malade ou par son entourage sur l'histoire d'une maladie ou les circonstances qui l'ont précédée.


Prière de la messe qui suit la consécration.

 

Ca ne me va pas du tout ça, je dois raconter un souvenir ... Nouvelle recherche :

 

Anamnèses dans Roland Barthes. Ah ça c'est déjà mieux. Je découvre ainsi qu'il s'agit d'essais d'écriture autobiographique d'un souvenir rapporté à sa plus sobre narration.

 

Vous suivez ?

Exemple d'anamnèses selon Roland Barthes :

 

« Au goûter, du lait froid, sucré. Il y avait au fond du vieux bol blanc un défaut de faïence ; on ne savait si la cuiller, en tournant, touchait ce défaut ou une plaque du sucre mal fondu ou mal lavé. »

 

A mon tour !

 

Le dimanche Papa avait l’habitude d’allumer un cigare après le déjeuner, puis, il préparait son porte feuille, les clés de sa voiture et nous partions lui et moi visiter un musée.

Mes dimanches de bonheur était enfumés et culturels.

 

Le soir où mon frère partit au service militaire, j’étais déjà couchée dans son lit. Papa l’accompagnait au train, ma mère restait pour me garder. Avant de quitter sa chambre, il a gratté les cordes de sa guitare posée contre l’armoire. Comme un adieu.

Du haut de mes 10 ans, mon frère partait à la guerre, le son ne m’a jamais quitté.

 

Prendre une vieille photo.

Identifier les personnages et le lieu.

Plonger dans l’image.

Savourer les odeurs et les sons.

Retrouver les sensations du moment.

S’y bercer quelques instant.

Revenir au présent.

 

 

cigare.jpg

 

La Havane, Cuba 1963

 

 


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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 15:50

 

 

Il y a quelques temps, je vous demandais de m'aider dans la décision d'un projet qui me tient à coeur:

 

Ecrire oui ou non ?

 

Vos commentaires m'ont beaucoup touchée et ont fait penché la balance jusqu'à la zone rouge du oui.

C'est donc avec vos encouragements et ma détermination que je me suis inscrite à un atelier d'écriture.

Parmis les deux thèmes proposés, j'ai choisi celui qui résonnait le plus fort en moi, l'autobiographie.

 

Ce n'est pas une mince affaire que de remuer ses souvenirs, encrer ce qui est ancré et se mettre à poil pour un lecteur. C'est pourtant la décision que j'ai prise, le défi que je me suis lancé. Et pour citer Philippe Lejeune

 

"Lecteur, je vais te dire ma vérité toute nue".

 

Pourquoi écrire une autobiographie ?

 

- Parce que je suis hyper égocentrique et que le seul sujet digne d'interêt c'est Moi !

 

- Parce que j'ai des comptes à régler avec une famille de cinglés avec un héritage à la clé !

 

- Parce que je suis la fille cachée d'une célébrité et que j'étouffe sous mon anonymat !

 

-Parce que si mon histoire peut aider ne serait-ce qu'une seule personne, alors j'aurais réussi mon défi !

 

J'ai toujours rechigné à parler de moi, usant de multiples pirouettes pour m'éffacer du décor et m'éloigner du sujet. Pourtant depuis quelque temps ça pulse, ça tambourine et ça chatouille au bout des doigts.

 

Je n'aime pas parler de Moi mais Moi a des choses à dire.

 

La première séance à l'atelier a été passionnante. On découvre le projet de chacun, on se sent rapidement en confiance dans ce comité privé où chacun va apprendre à façonner son histoire. Où chacun va mettre ses tripes et peut-être ses larmes sur la table et que seule la forme comptera, le fond étant réservé au divan du psychanalyste.

 

Armée de mon bic et mon book, j'ai noté tout ce que je devais analyser et rechercher une fois rentrée à la maison.

L'exercice etait d'écrire ce qu'est pour moi l'écriture alors j'ai gribouillé ceci :

 

Pour moi écrire c'est... Aider, témoigner, apaiser, dire qu'on peut se relever de presque tout. Que la vie a du sens. que les expériences bonnes ou mauvaises nous enseignent et nous grandissent.

Ceux que nos anciens appelaient les sages étaient, à mon sens, des êtres ayant assez bien observé la vie et qui possédaient le recul necessaire pour apporter un appaisement. Désamorçer une situation, une souffrance ou un conflit.

" Le livre est une fenêtre par laquelle on s'évade". Cette citation de Julien Green qui a d'ailleurs été le sujet de mon bac de français, s'applique aussi bien à la fiction qu'à l'autobiographie. A la différence près que la fiction fait s'évader le lecteur et l'autobiographie fait s'évader l'auteur.

 

Pour finir, l'exercice pour la séance suivante est de rédiger la première page du projet.

 

Comment commence-t-on ? Une question que je me pose depuis des mois déjà. Des pistes nous ont été fournies mais tout reste à faire.

 

Ca y est, j'y suis et j'ai le trac.

 

 

IMG_0216.JPG

 

Allez au boulot, je ne peux plus reculer alors je plonge !

 

 

 


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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 08:07

 

Il y a quelques jours, je suis allée faire un tour dans mon enfance.

 

Vendredi après midi, j'avais rendez-vous pour un premier contact avec l'atelier d'écriture que j'ai décidé et que vous m'avez vivement conseillé de suivre cette année.

Cette activité chère à mon coeur se déroulait dans un quartier que j'ai beaucoup fréquenté étant enfant puis adolescente.

 

Le parc des Tourelles est un endroit qui a marqué ma jeunesse. Je n'y étais pas revenu depuis au moins 30 ans si ce n'est pas plus. La vie m'ayant éloigné durant 17 ans de ma terre natale.

 

Il m'est très difficle de transcrire l'émotion que j'ai ressenti en franchissant les grilles de ce petit parc.

 

Déjà les grilles elles-mêmes m'ont emmené vers mon enfance. Ces grandes grilles noires réhaussées du monogramme de la ville.

On a tous des images futiles ancrées en nous, ce monogramme en est une. Pour moi il signifie parc, rires, cage à poule, toboggan, bac à sable et goûter.

 

Dès que j'ai eu passé les grilles, j'ai revu la colonne de petites filles de l'école Jules Ferry dont je faisais partie, traverser le parc en rang par deux pour se rendre à la piscine municipale une fois par semaine. Je les voyais ces gamines un peu bavardes mais disciplinées qui traversaient l'endroit, contournaient cette magnifique demeure qui, à l'époque, abritait les locaux de la sécurité sociale.

J'ai revu aussi quelques années plus tard l'adolescente que j'ai été qui, sur un banc de ce joli parc, a échangé son premier baiser.

 

Vendredi, j'ai traversé le lieu et le temps. Le parc était presque désert, les enfants étaient en classe. Le manoir est toujours là. Il n'accueille plus personne mais il est toujours aussi fier avec ses tours et son perron. Je l'ai contouné comme avant, j'ai ralenti le pas pour l'admirer.

 

La quiètude de l'endroit m'a fait m'arrêter quelques minutes afin de me gaver du bonheur de l'instant.

Le soleil traversait les arbres, les oiseaux chantaient doucement, le parc faisait la sieste et j'étais heureuse. J'ai respiré à plein poumons ce délicat parfum d'enfance.

 

Un fois de plus la pensée qui m'est venue est "je suis à ma place, à la maison."

 

Trois heures plus tard, après avoir passé un délicieux moment à l'atelier, j'ai de nouveau traversé le parc des Tourelles.

Il s'était révéillé de la sieste. Des enfants courraient dans tous les sens en piaillant, des mamans bavardaient sur les bancs et les boulistes de l'amicale de la ville jouaient leur réputation sur un cochonnet.

 

 

IMG_0203.JPG

 

 

Je garde un souvenir ému de ces retrouvailles avec ma jeunesse. Un moment de magie qui doit rester intact et que je rangerais avec précaution dans mon tiroir à merveilles.

 

 

 


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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 08:10

 

 


Si on écrivait une petite histoire ? ou une longue ? si on l’appelait Amour ?

Parce que tout le monde en a besoin. Si chacun en écrivait un petit bout à sa façon ?

Parce qu’on aime tous ça.

 

Si je commençais et que je passais à mon voisin (qui passerait à son voisin, qui passerait à son voisin….) ?

Parce qu’on ferait sûrement de belles rencontres.


Essayons.

 

La maman de ce projet, c'est Raquel une adorable blogueuse ibère.

Elle m'a tendu le témoin que j'ai saisi avec joie et que je transmettrais à la fin de mon récit à une autre blogueuse.

 

 

________________________________________

 

 

L'Amour

 

L'homme qui se tenait devant le capot de sa voiture n'avait pas changé.

 

Combien de temps s'était écoulé depuis son départ ?

Voila des semaines qu'elle comptait même si elle n'avait jamais oublié que Simon s'était envolé depuis 2 ans, 4 mois et 6 jours.

 

Le temps etait suspendu.

Lia revivait un moment douleureux de sa vie. Ce matin de janvier où, le couperet était tombé.

 

-" Ca n'est pas simple... une autre femme... tu mérites mieux..." lui avait écrit Simon.

 

Dévastée, elle n'avait voulu aucune explication, elle s'était murée dans sa colère puis dans son chagrin.

 

Il etait là dans la lumière des phares, il ne semblait pas sourire vraiment.

Sentait-il lui aussi cette tension ?

 

Lia respira profondément afin de calmer son coeur affolé et se composa un sourire amical.

 

 

 

_____________________________________

 

 

 

Alors on dirait que je passe la patate chaude à une blogueuse incontournable tellement elle est bonne.

Que la règle c’est de continuer le texte et le passer à son tour, et nous on suivra l’histoire de Lia et Simon de blog en blog, jusqu’à ce que quelqu’un y colle le mot FIN.

 

Ainsi, je demande officiellement à Zette&thecity :

 

tu veux faire L’Amour avec moi ? (enfin, juste l’écrire quoi).

 

 



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