On sort

Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 21:39

 

 

5 ans, 5 ans que j'attends ça !

Et aujourd'hui la délivrance.

 

Aujourd'hui mon fils est rentré de vacances.

Il est arrivé à la maison impatient de découvrir ses cadeaux au pied du sapin (enfin presque) que j'avais installé lundi pour lui. 

En bonne mère Fouétard que je suis, je lui ai interdit l'accès au salon avant d'avoir enlevé ses chaussures, posé son sac et son blouson dans sa chambre. Puis il a vu les paquets :

 

-"Tu ouvres celui-ci en premier"

Une grande boite de chocolat de la part de notre concierge.

-" Tu ouvres celui-là.

- "Ah ça je sais, c'est les chocolats à 3000 balles de Papy !

-  Tsss non c'est pas des chocolats !

- Ouais des pâtes de fruits !!!! Bon le gros paquet là, je sais, c'est ma XBox 360 !"

Et vas-y que je t'arrache le papier, que je te bouffe le ruban jusqu'à :

-"Ah je l'savais ! je l'savais !"

 

Bien que j'aie dit il y a quelques temps chez Zette que cette console agrémentée de Call of Duty Modern Warfare 3 devrait me passer sur le corps pour entrer dans ma maison, je me suis belle et bien faite avoir encore une fois.

Roulée dans la farine, attendrie par un premier trimestre exceptionnel, bref, je me suis ridiculisée, prouvant une fois de plus que mon gabarit et ma grande gueule n'ont presque aucun effet quand on me prend par les sentiments. La console et mon fils se marre dès que je leur tourne le dos, si si je les entend !

 

Merci Papy et tonton !

 

Le paquet suivant vient de Belgique et sert à faire patienter et monter un peu plus la pression jusqu'au bouquet final.

 

La Belgique c'est le pays du chocolat et de la bande dessinée. C'est donc dans cet ordre que mon fils a trouvé une petite boite de chocolat du divin Pierre Marcolini et une planche BD lui racontant l'origine de son prénom: Quentin.

 

Reste une grande enveloppe...Blanche...Décorée de petits cadeaux brillants, d'étoiles, de strass...

-"Alors là maman, je ne sais pas du tout ce que c'est, j'ai un peu la trouille...

-Ne t'en fais pas va, si ça ne te plait pas, j'en connais qui seront ravis à ta place."

 

Il déchire l'enveloppe, c'est un livret de quatre pages.

Sur la première, il y a un avion, un gros, un airbus A380 et en dessous une phrase:

 

Parce qu'une promesse est une promesse...

 

Là, il a compris, il me lit la phrase à voix haute, me regarde et me dit:

-" C'est pour New York ?

- Joyeux noël mon chéri !"

 

Il tourne la page, la deuxième page c'est la copie de son billet d'avion Charles de Gaulle/ J.F. Kennedy Airport.

La troisième page est une superbe photo de la statue de la liberté.

La dernière page, c'est son billet pour le match de basket des New York Knicks contre les Atlanta Hawks au Madison Square Garden.

 

Il sourit, me regarde, se lève et vient se jetter dans mes bras.

 

Nous tombons sur le canapé dans les bras l'un de l'autre, on se sert très fort et on renifle en coeur.

 

 

 

helicoA.jpg

 

 

Joyeux noël mon chéri ! 

 

 

 

 

 

 


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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:57

 

L'age et les tarifs étant en constante augmentation, je ne fréquente presque plus les salles de concerts.

 

En mai j'étais allée écouter l'excellent David Eugène Edwards à la maroquinerie et j'en étais ressortie avec cette évidence à la Roger Murtaugh "je suis trop vieille pour ces conneries là."

Rester debout plusieurs heures durant dans une foule qui pue, dans une salle surchauffée, c'est plus pour moi.

 

Samedi dernier ma curiosité m'a poussé vers la programmation du Montreux jazz festival où parmis une pleïade de pointures se produisaient Derek Trucks et son épouse Susan Tedeschi. L'envie me prend donc de visionner le DVD du Crossroads festival où le couple génial s'était produit auprès de mon british grateux préféré.

Après une nouvelle fouille du net, je découvre que les 2 ricains sont de passage à Paris dans la semaine.

Ni une ni deux, oubliant ma sciatique, mon obligation de repos et ma promesse de ne plus assister à un concert debout, je saute sur le téléphone, appelle le frangin bluesman pour l'embarquer sans aucune résistance dans mon élan d'euphorie. Je fonce sur la billeterie en ligne et en deux minutes me voila propriétaire des ticksons pour le concert du Trucks & Tedeschi Band !

Le lendemain je cours ventre à terre acheter l'album Revelator dudit band et qui est sorti depuis quelques semaines sans que personne n'ait daigné m'en avertir. 

 

Dès la première écoute, plus aucun doute, je suis face à du costaud. Une voix divine couplée à un surdoué de la six cordes, le tout enveloppé dans des percussions et des cuivres (un peu timides) de très haute qualité.Un excellent clavier qui n'est pas sans rappeler Billy Preston.

 

Hier soir donc, j'étais au Trianon accompagnée du frangin pour écouter la messe.

 

 

 

 

Première partie assurée par Robert Randolph and the family band, le roi de la pedal steel guitar accompagné entre autre de son excellent bassiste Danyel Morgan, met déjà le feu à la salle avec sa funky soul ultra tonique. C'est la deuxième fois que je vois ce type et c'est toujours aussi bien.

Un grand moment, on en oublie presque pour qui on est venu tellement ça groove.

 

Arrive ensuite Miss Tedeschi, son petit génie de mari Derek Trucks accompagnés de neuf musiciens : Un clavieriste, un bassiste, deux batteurs, deux choristes, un saxo, une trompette et un trombone, rien que ça !

Et là c'est parti pour une heure et demie de Blues, de soul, de folk et surtout de débouchage d'écoutilles.

Une ambiance délirante sur scène, un Derek bien moins introverti qui commande sa troupe au doigt et surtout à l'oeil, une Susan divine et puissante mais retenue, qui ne lance jamais son solo sans l'aval du leader (sur scène c'est lui le patron), une section cuivre endiablée et de furieux duos aux batteries. Ca pête de partout, ça envoie du très lourd, les solos sont ahurissants !

 

ENORME !

 

La set list est principalement composée des titres de Revelator auxquels se rajoutent un monstrueux Anyday de Derek and the Dominos et quelques standars de Rythm' n' Blues des familles.

 

Je ne sentais plus mes jambes, j'avais mal partout mais ça aurait pu encore durer, je serais restée ! 

Un petit veinard a eu le privilège de se faire signer sa guitare par Derek Trucks, geste ô combien sympathique. J'espère juste que ça n'etait pas une simple Squier qui se retrouvera dès aujourd'hui sur un site d'enchères en ligne  !

 

 Bouddha si tu m'entends, j'ai une requête pour toi :

je voudrais bien, pour ma prochaine vie, être réincarnée en Susan Tedeschi. Juste pour avoir sa voix, son jeu et un mari aussi talentueux.

 

 

 

 


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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 09:04

 

Après le succès de Pure Flavor l'an dernier,  Flavien Mambo Demarigny, valeur sûre issue de l'art urbain revient à l'espace seven jusqu'au 18 juin.

L'aventure est interactive. A coté des toiles présentées, une fresque prendra vie sous les doigts de l'artiste au fil des 18 jours de l'exposition.

 

L'occasion d'aller découvrir l'univers riche, harmonieux et populaire d'un artiste de très grand talent.

 

 

MAMBOSEVEN.jpg

 

Vernissage jeudi 9 juin à 19h

Espace SEVEN 

7 rue Bonaparte 75006 Paris

 


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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 19:11

 

 P1010526

 

 

L'an dernier, à l'occasion de l'exposition Monumenta, j'étais allée dans la nef du Grand Palais afin de découvrir une oeuvre inquiètante signée Christian Boltanski.

Aujourd'hui C'est Anish Kapoor qui occupe la nef avec son montre de PVC de 15 tonnes et 37 mètres de haut.

 

Difficile d'appréhender Léviathan tant il est gigantesque. Léviathan c'est le nom donné à cette structure.

Quelque soit l'endroit où on se poste on ne le voit jamais en entier, comme pour nous rappeler à nous, petites fourmis, qu'un univers nous dépasse. Un certaine leçon d'humilité peut-être du point de vue de l'espace .

 

Pour y voir de plus près, il faut passer la porte à tambour et pénéter dans les entrailles du monstre. Il y fait sombre, il y fait chaud, on entendrait presque les battements du coeur de la bête. L'impression n'est pas sans rappeler l'origine de chaque être. La matrice, la mère, le sang, la vie. 

 

Une expérience interressante où chacun y verra, si il le souhaite, une interprétation toute personnelle.

 

Si ça remue les tripes, on est certain d'être face à un chef d'oeuvre.

 

P1010550.JPG

 


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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:04

Affiche-la-famille-Semianyki-300x300.jpg

 

 

Mardi soir j'étais au théatre du Rond-Point pour découvrir la troupe Semianyki ( la famille en russe ) dans toute son exentricité.

La troupe est composée de six joyeux trentenaires issus du teatr Licedei de Saint Petersbourg.

 

Depuis 2005, ils courrent les routes du monde entier avec un spectacle désopilant et complètement déjanté qui raconte la vie d'une famille cinglée composée d'un père alcoolique, une marmaille sadique et une mère pondeuse.

 

On rit beaucoup, on sourit, on s'attendrit selon les tableaux présentés. Sans jamais prononcer un mot, Semianyki nous tient en haleine, nous invite dans leur monde déglingué jusqu'à nous faire participer à leur délire.

 

Pas besoin d'aimer les clowns, on est loin du traditionnel.

 

Ils mettent le feu au Rond-Point  jusqu'au 2 juillet, ne les ratez pas !

 


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