J'aime pas

Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 16:47

 

 

Janvier continue très fort en coups de gueule, la Râleuse est de retour !

 

Il y a une chose que j'ai en travers de la gorge depuis quelques jours et j'arrive pas à l'avaler tellement c'est dégueulasse. Autant le recracher et vous en faire profiter.

 

Sans doute parmis vous y a-t-il des fans de la série télévisée Grey's anatomy (si, si j'en connais au moins une qui ne le rate jamais). Si c'est votre cas, comme ça a été le mien, vous avez trépigné d'impatience mercredi soir dernier à l'annonce du retour de la 7eme saison sur Tièfoine.

Même mon fils était content quand je lui ai donné l'autorisation de regarder le premier épisode avec moi avant d'aller dormir. Et ça a commencé très fort !

Pour ceux qui prennent le train en route, il faut rappeler que la saison précédente s'etait achevée dans un bain de sang. Un homme avait fait irruption dans le Seatle Grace Hospital et fait un carton sur tout ce qui bougeait. L'épisode baignait dans des hectolitres d'hémoglobine mais qu'à cela ne tienne, nous étions tous paralysé par le suspens.

Mourra, mourra pas ?

 

A la suite de quoi nous avons eu des mois pour nous remettre, oublier la violence des images, oublier la série elle-même.

Mercredi soir, on attaquait donc les séquelles du carnage, le traumatisme des personnages, blablabla.

 

Je serais curieuse de connaitre le taux d'audience qu'a fait l'épisode de la tuerie aux Etats Unis afin de connaitre la raison pour laquelle les scénaristes ont décidé de faire basculer une série somme toute familliale en une série à ne pas mettre devant tous les yeux tellement on sombre dans le gore et le carrément dégueulasse.

 

Grey's anatomy, on s'y plait non pas à cause des malades, dont tout le monde se fiche, mais on veut savoir qui couche avec qui, ça ne va pas plus loin.

 

Premier épisode donc, un jeune homme arrive avec une affreuse tumeur au cerveau qui nécessite l'intervention d'une bonne partie des chirurgiens et là, on dérape dans la boucherie. Des images à la limite du soutenable pour qui n'a pas fait sa médecine. Mon fils avait les mains devant les yeux et moi je commençais à m'impatienter dans ce bloc opératoire où ça commençait à craindre velu !

 

Le deuxième épisode, je dois avouer que je ne m'en souviens même pas tellement c'était plat. Du trauma, du trauma et encore du trauma.

 

Le troisième épisode, diffusé aux alentours de 22h 30 m'a achevé.Il s'intitule "des êtres étranges" mais il aurait été préférable de laisser le titre original bien plus proche de la réalité : Superfreak

Un patient emmené par sa femme arrive aux urgences dans un état tel qu'il faut déjà des annéés de pratique de films d'horreurs pour imaginer le maquillage du bonhomme. Le type est sensé être couvert de verrues. Il a le visage bien évidemment déformé, vert et couvert de pustules mais le pire c'est ses mains ou plutôt ses monstruosités au bout des bras. Ca ressemble à des racines d'arbre, c'est vert moisi, démesuré, ramifié et couvert de grosses verrues.

 

Vous avez la nausée ? oui hein et encore vous n'avez pas vu l'épisode ! 

Durant 40 minutes j'ai eu envie de cracher mes tripes surtout quand cette chose est passée au bloc et que le staff au complet (ben oui fallait bien ça) s'acharne sur elle. Et vas-y que je te coupe au sécateur les racines des verrues qui font 15 cm de long et que je te filme toute cette moisissure répugnante jusqu'au bouquet final où tenez vous bien, une araignée sort des crevasses et ramifications crados du bras du mec ! Ce qui tend à nous faire comprendre, nous public, que le gore est sans limite.

 

Oui je suis arachnophobe, j'en ai déjà parlé mais ce n'est même pas cette araignée qui m'a fait sortir de mes gonds. Ce qui m'a outré en dehors du fait qu'on ait réussi à me filer la gerbe de ma vie et m'empêcher de m'endormir tellement les images étaient imprimées sur mes rétines, c'est que des sénaristes puissent à ce point se foutre de la gueule du public.

Je ne peux pas imaginer un seul instant que les fidèles de la série soient restés insensibles aux images filmées et à l'imagination tordue des scénaristes. La trame du scénario est totalement occultée par des scènes à coté duquel Massacre à la tronçonneuse fait office de promenade bucolique !

 

Déjà que l'histoire ne va pas chercher loin ...

 

Trois jours après la diffusion de cet épisode, je suis encore sous le choc des images que j'ai vu. Je suis heureuse que mon fils ne les ai pas vu, le visage d'un mec coupé en deux lui a suffit.

Je suis sans doute un peu naïve mais jamais je n'aurais imaginé qu'une chaine de télévision puisse balancer une telle horreur sans un avertissement pour images difficiles voire insoutenables.

 

La magie s'est brisée en quelques instants, ma decision est, comme à chaque fois que je met fin à une collaboration, irréversible et définitive comme dirait machin sur son île à la con.

 

greys-anatomy-poster-2.jpg

 

 

Adieu Grey's anatomy, tu es allé trop loin, continue sans moi, je me casse.

 

 

 

 


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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:55

 

Une fois n'est pas coutûme, la Râleuse reprend du service et croyez moi il y a de quoi !

 

Vous avez sans doute survolé l'information désastreuse de ce début d'année qui nous promet des mois difficiles à grand renfort d'augmentations (des prix, pas des salaires), de crépage de chignons et de règlements de compte à Elysée Corral. 

 

Il y a une information qui m'a dérangé cette semaine. C'est celle du suicide d'une petite fille de 12 ans qui a mis fin à sa courte vie parce qu'elle n'en pouvait plus de vivre son calvaire.

Son calvaire, c'était d'aller au collège.

Tous nos enfants vont au collège et heureusement tous nos enfants ne se suicident pas. C'est sans doute parce que nos enfants ne subissent pas ou très peu la moquerie, les injures et les coups de leurs camarades. Cette collégienne était le souffre douleur des autres enfants. La famille avait alerté à plusieurs reprises l'équipe pédagogique, avait fourni en novembre un certificat médical constatant des coups dans le dos de l'enfant. Cette jeune fille à préféré se tuer plutôt que de retourner dans l'enfer d'une cour de récréation.

 

Hier soir, mon amie Zette nous faisait part de sa décision de retirer son fils du collège où il subit lui aussi, depuis 1 an 1/2 les brimades, moqueries et insultes des autres élèves. Eux aussi ont mainte fois alerté l'équipe enseignante sans aucun résultat hormis une fois où le principal a accordé que l'enfant n'aille plus en cours durant 2 semaines avant les vacances d'hiver.

 

Mon fils a eu une entrée au collège difficile pour des raisons toutes autres que l'intégration. Il a fait un épisode dépressif qui nous a conduit à une psychothérapie durant toute l'année scolaire. Tous les lundis matins il arrivait au collège dévasté, en larmes, n'arrivait pas à se calmer avant plusieurs heures et était ainsi à la merci d'une poignée de sales momes qui prenaient plaisir à se moquer de ce qu'ils ne comprennaient pas. Devant la détresse de mon fils, j'ai courru d'une sonnette à l'autre afin d'alerter tous les protagonistes habilités à entendre la souffrance de mon enfant. Les urgences, l'infirmière scolaire, le CMPP, le professeur principal et le principal du collège. Tous nous ont écouté, tous nous ont soutenu mais sans avoir vraiment de solution à proposer. C'est donc chez un pédopsychiatre que nous avons trouvé refuge.

 

Devant ce malaise grandissant chez nos enfants, je me pose une question : Qui dérape ?

 

Nous, parents qui surprotégeons nos enfants au risque de retarder leur insertion sociale dans le monde hostile dans lequel ils vont grandir ? Ou bien les parents qui au contraire ont baissé les bras depuis longtemps et laissent leur enfants devenir des tyrans ? Ou encore le système éducatif débordé par des problèmes sociaux et qui ne peut plus gérer les conflits à l'interieur des établissements sensés apporter savoir et bonne conduite à nos enfants ?

 

Le message de Mélina hier m'a bouleversé. Son fils est en souffrance et elle a du prendre la courageuse décision de le déscolariser. Je dis bien courageuse car elle a avant tout protégé son petit. Elle a du s'incliner devant l'incompétence d'une équipe pédagogique incapable à trouver une solution pour qu'un élève se sente en sécurité au sein de son établissement.

Aujourd'hui c'est elle qui va reconstruire son fils en lui faisant l'école à la maison, en lui inculquant les règles élémentaires de la vie en société et tenter de désamorcer le traumatisme qu'il a vécu. Ce petit est en danger comme l'a été cette petite qui a préféré la mort plutôt que la cour de récréation.

 

 

ecole_en_danger_s.jpg

 

Aujourd'hui, mon fils va bien, il a pris beaucoup d'assurance, il a compris et réglé ses terreurs malgré quelques angoisses persistantes, il a plein de copains et se sent soutenu par sa famille.

 

Aujourd'hui, une famille vit l'horreur de la perte d'un enfant entre colère, incompréhension et chagrin.

 

Aujourd'hui Zette a sauvé son fils parce qu'elle a du laisser la tyranie l'emporter sur l'éducation.

 

Le débat de l'insécurité à l'école est dans plusieurs programmes de campagne de nous éligibles.

C'est bien mais qu'a-t-on fait pour en arriver à une telle situation ?

 

Qui apportera une solution ?

Je reste malheureusement péssimiste quant à l'issue du débat ...

 

 

Je vous conseille vivement d'aller lire le témoignage de Mélina sur son blog. Apportez lui votre soutien, elle en a besoin pour conserver la force de sauver son fils.

 

 

 


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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 22:45

 

 

Pour ceuses et ceux qui ont suivi mes aventures depuis le début d'Ecrits et Délices, vous vous souvenez sans doute que je me suis fait un billard avec un chirurgien il y a 6 mois 1/2 afin de stopper de façon définitive une fuite de plomberie.

 

Or il se trouve malencontreusement que depuis donc maintenant 6 mois 1/2, je carbure quotidiennement aux anti inflammatoires, à la codéine, aux antibiotiques aux antalgiques du système nerveux central, à la morphine et à tout ce qui peut tenter de soulager les atroces douleurs que je traine depuis l'intervention chirurgicale et qui invalide mon quotidien.

Je deteste les medecins, je passe ma vie chez eux. Telle une balle de flipper je suis renvoyée des uns aux autres puisque je cumule des douleurs névralgiques, musculaires, tendineuses et osseuses.

 

Bref pour résumer j'en ai plein le cul.

 

D'une façon générale, la cervicocystopéxie de type TOT est une opération peu invasive, fréquemment pratiquée par de bons spécialistes ( urologue ou gynécologue) .

Dans de très rares cas, la bandelette sous urètrale n'est pas tolérée et devinez donc à qui ce cas particulier s'applique ?

 

 SI !

 

Je savais bien que mon intolèrance se payerait un jour ...

 

Donc après 6 mois 1/2 de saloperies à avaler sous toutes ses formes, de radios, d'échos, de cystoscopies et de deux examens bien poussés, profonds même pourrais-je dire...

Le verdict est tombé ce soir dans le cabinet de l'urologue:

 

Je vous opère lundi, on pratique une ablation partielle de la bandelette ce qui aura pour effet de ne plus provoquer de tensions sur les nerfs et muscles obturateurs. On ne peut pas vous laisser souffrir comme ça.

 

Sans déconner ! Et donc...

 

 

Retour à la case départ, mémé va recommencer à fuiter quand elle éternuera, aura pris 6 mois à souffrir comme une damnée pour que dalle et en prime un deuxième passage sur le billard, une deuxième anesthésie générale et un gros merdier dans l'organisation de mon quotidien !!!!

 

-Qui va garder mon fils durant mon absence ?

-Qui vais-je devoir encore emmerder pour m'aider ?

- Les rendez-vous que j'ai mis 3 mois à obtenir, bah faut les annuler !

-Qui va encore se cogner les perf', les sondes et tout leur merdier ?

-Qui va se retaper une démarche à la Lucky Luke en sortant de la clinique ?

-Qui m'assure que les douleurs vont disparaitre ?

 

Putain de merde ce soir j'ai pas de jolis mots, je suis en colère, j'ai la haine, j'ai les boules et je ne peux même pas la reporter sur quelqu'un. Le chirurgien a fait un excellent boulot, mon médecin ne m'a jamais laché, le rhumato a fait son taf.

 

Les douleurs m'ont déclenché une tendinite qu'il va falloir continuer à soigner parce qu'une seule infiltration à 160 boules n'a pas suffit ( j'étais prévenue).

Va falloir arracher un rendez-vous chez l'osthéo vu que j'ai les hanches en vrac.

Va falloir aussi passer par le sevrage de toutes les merdes que j'ai avalé et qui rendent complètement accro.

 

 

colere2.jpg

 

 

 

Va pas falloir me faire chier, moi je vous le dit !

 

 

 


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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 22:54

 

Vendredi au collège, nous, parents, étions conviés à rencontrer les maîtres du savoir qui, durant une année presque entière, s'acharnent à essayer de faire entrer un peu d'instruction dans la tête de la chair de notre chair.

 

En bonne élève (il n'est jamais trop tard pour grater une place au paradis) et mère disciplinée, je me suis rendue de presque bonne grâce au collège. La première impression en entrant dans la classe a été que j'étais super en avance malgré mes dix minutes de retard. 

 

Commence alors le défilé d'érudits ayant l'immense privilège cette année de transformer nos pré-ados en génies.

 

Je n'ai jamais été bonne en calcul mais en comptant 12 adultes présents pour 27 élèves annoncés, j'ai émis quelques doutes quant à la composition familiale de chacun.

 

Je me souviens d'un temps pas si éloigné où, à l'école primaire, la classe s'emplissait puis débordait de parents plus ou moins investis mais présents pour écouter le seul et unique puits de science qui accompagnerait nos têtes blondes dans l'apprentissage des tables de multiplication et des conjugaisons. On venait même à deux des fois que l'un rate une information essentielle !

 

Vendredi, j'étais un peu triste à la pensée des 15 orphelins de la classe n'ayant ni papa ni maman pour venir ne serait ce que montrer à un prof qu'on s'interesse un tantinet à eux.

 

A moins que...

 

Cette classe soit à option jumeaux, voire triplés ?

15 carnets de liaisons aient été volés, perdus, brûlés ?

15 futurs experts es pole emploi n'aient pas jugé utile de prévenir leur parenté ?

30 parents soient morts foudroyés dans la journée ?

30 parents n'aient pas jugé utile de savoir ce qu'on allait enseigner à leur bon à rien de gamin ?

 

Aux dires de mon entourage déjà rodé au monde de l'enseignement secondaire, plus le chiffre de la classe diminue, moins les parents se déplacent pour cette prise de contact.

 

Si je compte bien, en 5e on devait être 20, en 4e on etait 12...

 

L'année prochaine, en 3e on sera 4 ?

 

 

DESSIN-CHAUNU-notes-ouest-france-copie-1.jpg

 

 

Je ne suis pas certaine que la punition ou la colle soit infligée au vrai fautif ...

 

 

 

 


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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 11:03

 

Depuis ce matin, on ne parle que de ça : 

 

Steve Jobs co-fondateur de la firme Apple est décédé des suites d'un cancer du pancréas à l'âge de 56 ans.

 

Les hommages sont multiples mais j'avoue tout de même être un peu étonnée par de nombreux commentaires lus dans la presse et surtout sur Facebook.

 

Personne n'ignorait que Steve Jobs était atteint depuis plusieurs années par la maladie. Il n'a jamais été tu que son état était incurrable. Quand il a passé la main en Août dernier, ça sentait quand même fortement le sapin et ce matin à l'annonce de son décès, on dirait que tout le monde tombe de l'armoire !

 

je lis des commentaires tels que:

 

-Nous sommes tous orphelins...

 

- Je ne pourrais plus travailler comme avant ...

 

- Apple est mort ...

 

Je ne sais pas pour vous mais moi la seule chose qui m'interpelle c'est qu'un homme de 56 ans est mort. Parce qu'à 56 ans , on ne devrait pas mourir, c'est trop tôt, c'est tout.

Mais ça arrive...

 

Je n'ai pas la bétise de remettre en cause les qualités créatrices et commerciales de ce visionnaire mais enfin je me dis que la terre ne va pas s'arrêter de tourner !

Que les iPhone, iPad, iPod, iTunes et tous les Mac ne vont pas rendre l'âme aujourd'hui pour autant !! 

J'ai la naïveté de croire qu'il a nommé son successeur en toute connaissance de cause et que Tim Cook est à la hauteur de la tâche qui lui a été assignée puisqu'il a obtenu la confiance du boss.

 

Je n'arrive pas à comprendre que le marché s'affole parce qu'un homme retiré des affaires est décédé.

 

Alors oui, les afficionados de la marque craignent sans doute la fin d'une ère révolutionnaire dans le domaine de la communication mais rassurez moi, vous ne pensiez tout de même pas que Steve Jobs était Jesus Christ ?!

 

C'etait un homme, comme les autres, brillant, doué, mortel et il ne s'en est jamais caché. 

 

Peut être qu'on verra au dessus des lits un iPad accroché à la place du crucifix de grand-maman ...

 

 

Jobs.jpg

 

 

 

Je me demande ce qu'il se serait passé si l'homme à la pomme s'était crashé avec son jet et sans cancer ?

 

 

 


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